Bonjour à tous,
Un bout de temps que je n’avais pas partagé par ici …
Mais ce matin, je me lève avec une folle envie d’écrire, de vous écrire.
De vous parler d’un sujet qui me tient à cœur, tant il m’a bouleversé au premier trimestre de grossesse, mais aussi et surtout au vue des très nombreux messages de votre part, qui avez vécu ou êtes en train de vivre la même chose.
Je vais parler ici de la dépression qui a gâché mes premières semaines de grossesse.
Mais avant de vous parler de tous les symptômes qui sont apparus comme un tsunami incontrôlable dans ma tête, il est important de vous poser le contexte.
Grossesse #1 ou Grossesse Chantante
Vous le savez, j’ai la chance d’être maman depuis plus de 3 ans maintenant, d’une petite Eva merveilleuse. Un petit être rempli de malice, d’amour, une petite bulle de bonheur qui nous surprend chaque jour un peu plus.
Il faut savoir que je suis tombée enceinte alors que nous étions en couple depuis moins d’un an avec Pierre, au cours d’un voyage en Asie. Je prenais ma pilule tous les jours, comme depuis 13 ans d’ailleurs. A la fin de notre 3ème et dernière semaine en Asie, je comprends que quelque chose est inhabituel. J’ai des douleurs horribles aux seins, et comprends vite de quoi il s’agit, instinctivement. Et effectivement, un test de grossesse et une prise de sang plus tard, j’apprends que je suis enceinte de 15 jours. Le choc ! Mais quel beau choc !
Nous voilà donc de retour en France, des souvenirs pleins la tête, et le plus beau des cadeaux niché au creux de mon ventre. Je n’étais que joie ! Aucun doute, aucune inquiétude, aucun stress : uniquement le sentiment de plénitude et de bonheur absolu. S’en suivent malheureusement 3 mois plutôt compliqués, où je vomis matin et soir sans exception. C’est usant. Je vomis lorsque je me brosse les dents, la brosse à dent dans ma bouche et le dentifrice me dégoûtent. Alors je vomis, puis me brosse les dents, puis re-vomis.. 🙂 Vous voyez le genre ?! L’horreur.
Et à la fin du 3ème mois, miracle, plus rien. Tous mes symptômes disparaissent. je suis en forme, je me sens bien, épanouie. Pierre me dit que j’ai une ‘grossesse chantante’ 🙂 Je chante du matin au soir, mon bonheur de devenir bientôt mère. Je sais que j’assurerai dans ce rôle, je n’ai peur de rien !
Je continue à bosser jusqu’au dernier jour. Commence enfin à me reposer au bout du 7ème mois. J’accouche avec 5 jours d’avance d’un petit bébé de 3,790kgs, en pleine forme.
Bref, avec le recul, une grossesse finalement comme on en rêve.
Et ensuite ?
Et ensuite me direz-vous ? Et bien ensuite, nous restons quasi 3 ans enfermés dans notre bulle de bonheur, c’est tellement beau, ça déborde d’amour. Je ne m’étais pas trompée, ce n’est que du bonheur, Eva est un ange, Pierre est un papa merveilleux. Nous ne rencontrons aucun obstacle, aucune difficulté avec Eva. Petit bébé d’amour aussi sensible que vigoureuse, elle est solaire, belle, coquine, attachante, nous sommes tellement fiers de notre petit ange.
Eva rentre à l’école à 2ans et demi. Et papa et maman commencent à se poser la question d‘un petit frère pour Eva. Mais difficile de se projeter tout de même, difficile de se lancer. « Et si bb2 n’était pas aussi cool ? Et si la grossesse n’était pas aussi facile? Et si bb2 n’était pas aussi ‘BIEN’ qu’Eva? Et si nous n’arrivons pas à l’aimer autant ? » Oui, toutes ces questions nous ont un peu empêché d’avancer pendant un certain temps … Comme bloqués par le trop plein d’amour que nous offrait déjà Eva.
Et puis un jour, début octobre 2018, nous décidons de nous lancer. J’arrête ma pilule et me dis que je tomberai enceinte d’ici au moins la fin de l’année avec un peu de chance. (La temps moyen en France pour tomber enceinte est entre 3 et 6 mois)
Et bb2 arriva…
Novembre, je ressens des symptômes bizarres. Des nausées, le fameuses douleur dans la poitrine.
Je m’empresse de faire un test de grossesse et bingo ! Une analyse de sang plus tard, et je comprends que je suis enceinte de plusieurs jours déjà. Incroyable ! Je n’en crois pas mes yeux !
Folle de joie, je m’empresse de partager la nouvelle à Eva et Pierre. Nous sommes déjà persuadés qu’l s’agit d’un ‘petit frère’ 🙂
Puis les jours passent, et la joie immense de cette magnifique nouvelle laisse petit à petit place à l’angoisse, la peur, la crainte que rien ne se passe comme prévu et que cette grossesse arrive trop tôt finalement.
Ma plus grande crainte : le travail. Je suis sur beaucoup de dossiers en ce moment, le rythme est chargé, je n’ose même pas imaginer la réactions de mes employeurs ! Pourtant, à y réfléchir, pourquoi se prendre la tête ? C’est mon droit, non ? Qui peut oser me dire que cela ne tombe pas au bon moment ? Qui peut avoir l’indélicatesse de me faire comprendre que cette nouvelle grossesse n’est pas bien perçue par ma boîte… ?
Des milliers de questions se bousculent dans ma tête. L’envie parfois d’assumer pleinement et de ne pas baisser la tête,… et parfois (souvent), l’envie de me cacher dans un petit trou de souris par peur du qu’en dira-t-on.
S’ajoute à cette culpabilité liée au travail, un sentiment horrible d’injustice. Je me répète sans cesse que nous avons de la chance. Trop de chance ? Mais pourquoi nous, pourquoi moi ? Pourquoi je console mes copines qui n’arrivent pas à donner la vie ? Pourquoi je vois tant de personnes de mon entourage passer par des FIV, des fausses-couches, des essais à répétition depuis des années ?
Et pourquoi moi, je rêve d’un bébé, et la vie me l’offre quinze jours plus tard. Je ne comprends pas bien ma réaction. Mais elle me mine. elle me mine de plus en plus, jusqu’au jour ou le sentiment d’injustice se transforme en paranoïa.
C’est sûr, j’en suis certaine. C’est notre tour. J’ai pas mal galéré dans ma vie. Et puis j’ai rencontré Pierre en 2014. Coup de foudre. Nous avons eu le bonheur d’accueillir un bébé surprise en pleine forme en 2016 : la chance ! Nous nous sommes mariés au Cambodge, au sein des Temples d’Angkor en 2016 : la chance ! Nous nous sommes lancés dans un projet de rénovation qui s’est déroulé à merveille en 2017 dans un temps record : la chance encore ! J’ai un métier que j’aime avec des collègues sympas et arrive à gérer ma vie de maman, de working girl, et ma passion pour les réseaux sociaux : la chance ! …
Mais ce n’est pas possible tout ça. Ça ne peut pas durer ! C’est maintenant que tout va basculer. C’est maintenant que la vie va nous mettre à l’épreuve…
Au plus les jours passent, au plus je suis persuadée, convaincue que cette grossesse va mal se passer. Qu’elle va s’arrêter subitement. Ou même qu’elle n’a jamais vraiment commencé (œuf clair). Je vas voir mon médecin, je suis en panique. Je lui demande (le supplie) de me prescrire une échographie en urgence pour vérifier tout cela.
Mi novembre, je fais ma première échographie. Je tremble dans la voiture. Je pleure, mon cœur va exploser. Il va exploser parce que je sais qu’on m’annoncera une mauvaise nouvelle. Je le sais, j’en suis sûre, je le sens. Pierre et Eva mes piliers sont avec moi. Il ne se rendent absolument pas compte dans quel état je suis. J’ai honte. Honte d’avoir toutes ces idées noires en tête. Comment est-ce possible ? Moi qui ne panique pas facilement, moi qui voit toujours le verre à moitié plein, moi qui n’ai jamais craqué.
Et puis la sage femme esquisse un joli sourire lorsqu’elle passe l’appareil sur mon ventre. Nous entendons son petit cœur battre. Il va bien, il est bien niché, tout est parfait me dit-elle. Dans ma tête je pense ‘tu vas avoir un petit frère ma chérie‘. Et là, le soulagement… Je souffle enfin. Et je pense être fin prête à savourer cette nouvelle grossesse comme ils se doit.
Et puis les jours passent. Et mes idées noires restent. Je repense à toutes ces copines qui galèrent. Je repense à toutes ces belles choses qui m’arrivent. Je repense à mon employeur.
Je pleure, je suis perdue. Je n’ai plus envie de rien. Rien à part rester allongée, dans mon canapé. Eva vient me chercher pour jouer. Je m’entends lui répondre que maman est fatiguée. Maman n’a pas envie. A certains moments, je me rends compte de l’état dans lequel je suis. je ne suis que l’ombre de moi-même. Je ne me reconnais pas. Et de toute façon, bébé ressens tout ce que je ressens, tout ce que je vis. Je suis une horrible mère. ce pauvre bébé à l’intérieur ne vit pas un épanouissement heureux. Il comprend que sa mère est dépressive. J’entre dans un cercle vicieux. Au plus je vais mal, au plus je culpabilise et me dégoûte de ce que j’inflige à ce petit être à l’intérieur, et au plus ça me rend mal.
Et puis, personne n’est au courant. Nous attendons les 3 mois pour en parler à nos familles et amis. Je ne peux partager mon malheur avec personne. Pierre m’écoute, il me console, parfois s’énerve. Il ne me reconnait pas lui non plus.
Et puis arrive la mi décembre, le moment des fêtes. Je me décrispe un peu. J’essaie de faire abstraction de tout ça. Et puis je dévoile notre petit secret à une amie, puis une autre. Je leur explique mon état. Sans trop entrer dans les détails, mais le simple fait de leur dire que j’ai une phase de dépression liée à cette grossesse me fait du bien. Je mets des mots sur mes maux. Je n’en ai pas honte au contraire. Je suis fière d’oser aborder le sujet avec autant de simplicité. Et mon dieu que ça fait du bien. Sans rien vous cacher, même si je pense avoir les meilleurs amis du monde, je pense que personne ne sait comment réagir lorsqu’on vous lâche ‘ je suis en dépression’. Certains se taisent, certains esquivent le sujet, certains essaient de creuser avec plus ou moins de maladresse, certains essaient de vous consoler. Mais croyez moi, ce n’est pas du tout ce que j’attendais. Je n’attendais finalement aucune aide particulière, aucun réconfort. J’avais juste envie que ça sorte et qu’on m’écoute.
La communication a été pour moi la meilleure des thérapies.
Et puis un jour je décide de parler de tout cela en stories sur Instagram. J’en avais besoin, c’était une des étapes de MA thérapie. Je sais à quel point vous êtes bienveillants à mon égard, depuis toujours. Je sais aussi que vous vous inquiétiez de me voir moins présente. Il fallait que je vous explique tout cela pour deux raisons : la première, me faire du bien, à moi et rien qu’à moi, de manière très égoïste. La seconde raison est presque de l’ordre du DEVOIR. J’ai senti à un moment donné que je vous devais ces explications, je vous devais cette franchise et cette honnêteté pour montrer à d’autres femmes qui passent par ces mêmes états qu’elles ne sont pas seules à le vivre. A plus ou moins grande échelle, la dépression de grossesse existe. Elle a même un nom : la dépression pré-natale. (Qui peut toucher entre 7% et 12% des femmes). Et cela peut toucher également les futurs papas !
Lorsque j’ai posté ces stories, j’ai été très étonnée du nombre de retours de jeunes femmes qui vivaient à ce moment même ou avaient déjà vécu cette même situation. Et je suis heureuse si j’ai pu vous montrer qu’il y avait de l’espoir que tout cela s’arrange en vous écoutant, en osant en parler avec vos proches, éventuellement à votre médecin. Beaucoup de personnes se sont reconnues et je reçois encore à ce jour des messages de futures mamans qui me remercient d’avoir osé en parler.
Alors non, c’est moi !
C’est moi qui vous remercie d’avoir bien voulu m’écouter !
Je vais mieux, maintenant. Toutes ces idées noires sont loin, bien loin de ma tête et je savoure pleinement la chance d’accueillir très prochainement mon petit bébé. Et ce qui est drôle, c’est que je me dois me battre désormais pour qu’il reste le plus longtemps possible bien au chaud.
Enfin et pour clore définitivement ce chapitre douloureux, je voulais vous parler de l‘Empreinte Émotionnelle. C’est la sage femme qui m’avait préparé à l’accouchement d’Eva, qui m’en avait parlé. Après avoir lu beaucoup d’articles sur ce sujet, je suis persuadée que ce qui se passe lors de la grossesse laissera une trace, une empreinte sur le comportement de bébé et de l’adulte qu’il deviendra. Cette merveilleuse sage femme qui m’avait appris la sophrologie également, m’avait expliqué qu’il fallait dès que possible expliquer les choses à son nouveau né. Lui parler, lui expliquer dès la naissance pourquoi maman a ressenti telles ou telles émotions. Se confier, le rassurer, lui expliquer très simplement mais avec authenticité toutes les choses qui auront pu, pendant la grossesse mal se passer.
Je l’avais fait avec Eva : je lui avais expliqué que maman avait été très bouleversée lorsque les attentats du 13 novembre 2015 avaient failli tuer un proche.
Je ne sais pas ce que cela vaut. Je sais en tout cas que je le ferai avec mon fils. Je suis persuadée que la communication est la plus grande force de notre famille. Et j’espère que mes enfants sauront un jour, lorsqu’ils rencontreront des difficultés de la vie, mettre à leur tour des mots sur leurs maux.
Je vous souhaite à toutes une très belle grossesse, une merveilleuse vie de maman.
Je vous embrasse
Sophie

Je viens de lire ton texte et whaouuuu … j’aime déjà tellement te suivre sur Instagram mais cet article sur ton blog ne fait que confirmer que j’aime énormément la femme que tu es . Tu dégages tellement de sympathie de naturel ta manière d’écrire , de t’exprimer … je t’admire Beaucoup et à chaque post ou article tu me fais t’admirer Encore plus . Je ne te connais que via Instagram mais je t’aime énormément pour la personne que tu es . Bon courage pour la suite de ta grossesse et avec une maman pareil , ce petit bout ne peut être qu’aussi parfait qu’Eva
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Oh ben dis donc, tu as réussi à me tirer une petite larme! Merci beaucoup, c’est très gentil de ta part d’avoir pris le temps de m’écrire. Je t’embrasse
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À chaque fois, je suis ému par ce que tu écris. C’est beau, important et utile tout ce que tu partages… tu as toujours été, à mes yeux, une fille géniale, bienveillante, sincère et à l’image de ta famille, tu as de l’amour plein le cœur et tu sais le partager autour de toi. Je suis fier d’être ton ami et je sais à quelle point tu es une femme, une amie, une mère merveilleuse…
Tout ce que vous avez, vous le méritez, et c’est tout ce que j’aspire à avoir un jour !!
❤
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Mon Tom Tom !!!!! Mais tu me touches tellement ! Merci d avoir toujours été là pour nous. Tu es un ami de la famille, tu as quasiment toujours fait partie de nos vies, et je te remercie pour toute ta gentillesse. Je suis fière de te compter parmi mes Amis les plus chers. Je t’embrasse très très fort
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Que c’est touchant ! Tu as une force incroyable, et je suis heureuse que tu te portes mieux. Profitez bien, tu as une très belle famille ✨
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Merci Aurélie ! Tout va mieux maintenant, et c’est bien là le principal 🥰 Je t’embrasse
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Très joli texte, très bouleversant. Tu as une belle écriture… bravo ! Excellente continuation à toi et ta petite famille.
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Merci beaucoup ça me touche !
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On ne se connaît pas, je te suis depuis quelques mois sur Instagram, mais simplement merci pour ce texte ! Merci d’être authentique, de nous faire partager tes joies et tes peines autant pour but ta guérison mais aussi de servir aux autres.
A travers ce texte & ce que tu publies sur Instagram, je me dis que tu es vraiment une belle personne. Que cette fin de grossesse te soit belle ! 😘
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C’est adorable, merci infiniment pour tes jolis mots. Quel plaisir de te lire. Je t’embrasse
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Quel beau texte plein de sincérité ! J’ai eu les mêmes craintes à mon deuxieme, apres une fausse couche et après l’annonce du cancer de mon papa, et puis à son décès je refusais d’accoucher et d’être heureuse pourtant il a bien fallu que j’accouche quelques jours plus tard!
Il est sur que tout ce qui se passe in-utéro joue sur leur vie après le tout est d’en parler comme tu dis. Vous avez une famille magnifique que j’adore suivre sur instagram ! Tes stories manquent d’ailleurs mais tu as raison de te reposer et profiter des tiens
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Merci pour ton témoignage. Je suis désolée pour ces épreuves difficiles que tu as dû traverser… je t’embrasse et t’envoie toutes mes pensées
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La vie est ainsi avec son lot de surprises bonnes ou mauvaises. Le tout est de se relever et de continuer 😉
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Ma soeur,
Comment tes mots peuvent-ils être si bouleversants et beaux à la fois ?
L’authenticité si propre à ta petite famillr se rend parfaitement dans cet écrit.
Merci de te confier de la sorte.
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Ohhhh merci mon frère! Ils te bouleversent car ils touchent à ta petite sœur noix de coco 😍 Love
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Quel beau témoignage, sincère et très touchant.
Pure;) toi simplement.
Vous êtes une très jolie famille.
Profite du reste de ta grossesse.
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Merci pour tes mots,ils sont très justes. J’ai perdu mon petit Léon 2 jours après sa naissance donc pour ma seconde grossesse je ne crois pas avoir vécu une seule journée de sérénité. Persuadée que je ne retomberai pas enceinte rapidement à cause de problèmes de santé on a décidé de laisser faire la nature et 15 jours après l’arrêt de ma pillule, Alice était déjà bien accrochée. Je n’étais pas prête et traverser cette grossesse a été une vrai épreuve qu’il était difficile de partager car » tu dois être tellement heureuse que tout se passe bien ».
Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir ma petite fille qui est en parfaite santé et qui a un petit ange qui veuille sur elle.
Prends soin de toi, de vous
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« Et si bb2 n’était pas aussi cool ? Et si la grossesse n’était pas aussi facile? Et si bb2 n’était pas aussi ‘BIEN’ qu’Eva? Et si nous n’arrivons pas à l’aimer autant ? » tellement rassurant de te voir écrire ça. Nous prévoyons de lancer bb2 également et je me pose tellement ces questions !! Cela me rassure de voir qu’on arrête de se les poser un jour et que finalement tout rentre dans l’ordre naturellement.
Puis le coup de la chance… « C’est sûr, j’en suis certaine. C’est notre tour. » Incroyable tant de similitudes de nos émotions. Comme si nous n’avions pas le droit au bonheur… ARF !
Merci pour tes mots 🙂
Je te souhaite une magnifique grossesse!!
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Superbe article, je te suis sur Instagram depuis la naissance d’Eva, et j’avoue que derrière les photos parfaites qu’on trouve sur insta, cela fait du bien de voir qu’on est pas toute seule à vivre des difficulté. J’aime ta simplicité et ton naturel.
Je suis contente pour toi et pour ta famille que tu t’en sentes mieux, profite pleinement de ta grossesse, et je sais que baby boy va illuminer vos vies encore plus fort 😉.
Ton article me parle énormément. J’ai le même âge que toi, une petite Louise qui va bientôt avoir 3 ans. Et j’en suis au stade : bébé 2 ou pas? Et je me pose toute seule les questions de ton article… pourquoi chambouler notre équilibre si parfait? Comment aimer un autre enfant aussi fort que j’aime Louise… etc… Mon travail… Pour l’instant la peur me retiens…
Merci pour ce bel article. ❤️
Au plaisir de te lire de nouveau.
Charlotte.
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C’est tellement important de le dire quand une grossesse ne se passe pas comme un événement banal et magnifique.
Les problèmes durant la grossesse est encore tabou…
Ayant une grossesse l’été passée totalement malade et super fatiguée jusqu’a La fin et que personne ne me comprenait et que en fin de compte c’est au bout de 30Sa que j’ai dû arrêter ma grossesse à cause d’un virus que j’ai eu durant mon 1er trimestre… je suis heureuse que des mamans comme toi en parle.
Toutes les grossesses sont différentes, toutes les mamans sont différentes mais la grossesse n’est pas spécialement un moment magique et facile à vivre.
Bonne fin de grossesse pour toi. Que se petit bonhomme apporte encore plus de bonheur à votre famille ❤️
Manon
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Je te suis aussi sur insta, merci pour ce bel article … Je suis très touchée…
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Tes mots font tellement raisonnance en moi et me ramène il y a 2 ans en arrière. Comme toi grossesse 1, non prévue, mais au top. Un beau bébé, une émotion immense et beaucoup beaucoup d’amour. A peine 2 ans du loulou, on se lance dans bebe 2, en 1 mois je suis enceinte, et on croise fort les doigts pr une puce. Début de grossesse toujours top, pas d’inconvénients particuliers. Sauf un : une belle dépression prénatale, qui me fait aussi douter de tout, qui fait que je ne parviens pas à me réjouir de cette grossesse, aucune émotion lorsque l’on m’annonce que cela sera une fille, plus d’envie pour rien, des idées noires, trop noires… Mon gygy comprend l’urgence est le mets à l’arrêt à 6 mois de grossesse pour me reposer et être suivie psychologiquement. Moi qui suis forte de nature, battante, tenace et positive je ne me reconnaissais pas. C’était franchement une période horrible, et qui au final était purement liée aux hormones. Cela m’a permis de comprendre ce qu’était la dépression. A mon retour au travail après bébé 2, j’ai été victime de discrimination à cause de cet arrêt de travail, mon manager me reproche de ne pas avoir voulu divulguer la raison de mon arrêt à mes collègues. Ils les montent contre moi. Lui seul connaissait la raison et il en joue contre moi. Mais maintenant je suis forte, et son petit jeu ne me détruira pas. Je décide de faire enfin un métier que j’aime, afin de montrer aussi cet exemple à mes enfants. Je choisis de pouvoir aider ceux qui ont traversé cela aussi, et me reconvertissant dans la sophrologie. Je suis désormais à mon compte, et j’espère pouvoir aider un maximum de personne en leur communiquant des outils simples, qui pourront aider lors de coups durs.
Merci pour ton témoignage, merci d’être vraie.
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❤❤❤
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